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Art & Brocante

Gian Rodolfo D'Accardi (1906-1993) - Cavalli liberi

Gian Rodolfo D'Accardi (1906-1993) - Cavalli liberi

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Taxes incluses.

Gian Rodolfo D'Accardi (Palermo 1906-1993)

Chevaux sauvages, huile sur toile, vers 1965.

La composition est dominée par un bosquet dense d'arbres en fleurs : troncs sombres, houppelandes mêlées de spirales de vert, de crème et de rose qui se détachent sur un ciel d'azur limpide. Au premier plan apparaissent deux chevaux – l'un blanc, l'autre rouge brun – surpris en train de s'entrecroiser ; sur le cheval clair, monte un cavalier au manteau jaune, à peine esquissé. La touche est rapide, matières, volontairement inachevée : les aplats de couleur pure, étendus en vortex et filaments, mêlent figuratif et abstraction, transformant la scène en une vision lyrique plutôt qu'en un récit réaliste.
Le thème des chevaux et des cavaliers traverse toute la carrière de Gian Rodolfo D’Accardi, mais devient central dans les années de sa maturité (de la seconde moitié des années 60 aux années 70) lorsque, après un long séjour aux États-Unis, l'artiste définit sa peinture comme « abstrait-figurative ».

Dimensions de la peinture : 24 x 30 cm (avec le cadre : 51 x 55 cm)
La peinture est signée en bas à gauche « D'Accardi ».
L'oeuvre est vendue avec son cadre d'époque, qui est à considérer comme un cadeau.

Gian Rodolfo d’Accardi est né à Palerme en 1906. Il a suivi des études classiques à Palerme et à Naples. En déménageant avec sa famille à Milan en 1925, il s'inscrit aux Beaux-Arts de Brera à Milan.
Depuis 1931, il se consacre entièrement à la peinture. Ses tableaux sont achetés par la Galerie d’Art Moderne de Milan, le Musée de Milan et une de ses œuvres, Naviglio, par les Amis de Brera. Il participe à des manifestations nationales et internationales, telles que la Deuxième Exposition Internationale du blanc – noir en 1937, la Biennale de Venise, la Quadriennale de Rome, les Biennales de Milan, auxquelles il est régulièrement invité. En 1942, une première monographie intensive écrite par Carlo Ceruti et éditée par Guanda est publiée. Les années difficiles de la guerre l’obligent à quitter temporairement son atelier milanais bombardé et à s’éloigner avec ses parents à Cernobbio, sur le lac de Côme. Il revient ensuite à Milan dans son nouvel atelier situé via Corridoni, puis, définitivement, au 31 via Tortona (juste en face de l’actuel Mudec). L’atelier, toujours ouvert aux amis et aux collectionneurs, sera sa seconde maison. Un signe important de reconnaissance est attesté par la présentation de Ugo Nebbia lors de sa première exposition personnelle à la Galerie « S. Fedele » de Milan en 1951, suivi par deux autres expositions en 1955 et 1963.
Les années soixante et soixante-dix sont des années de maturité artistique, comme en témoignent l'exposition monographique à la Galerie « Cortina » à Milan en 1970, les importantes expositions personnelles aux États-Unis, au « New York Cultural Center » en 1971, à la Galerie « Bernheim–Jeune » à Paris en 1974 et la rétrospective de grand intérêt au Palais Butera à Palerme en 1975. Le long séjour aux États-Unis imprime une étape décisive dans son parcours pictural : sa peinture, qu'il définit lui-même comme abstraite-figurative, adopte désormais des accents de couleur résolument forts, exprimés par des coups de pinceau riches et intenses qui communiquent de l'intensité dans les cavalcades, les masques et les batailles.
En 1992, il s'installe à Varese, où il meurt en 1993.

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